Burkina Faso : les craintes d’un coup d’Etat constitutionnel se confirment

Le 15 octobre, des associations, des syndicats, des intellectuels et artistes d’une trentaine de pays, d’Afrique et d’ailleurs, lançaient dans plusieurs journaux d’Afrique et d’Europe un appel « Tournons la page » pour dire non aux « coups d’Etat constitutionnels » qui se profilaient en Afrique.

La situation du Burkina Faso confirme nos craintes. Alors que, depuis des mois, la population défile dans les rues, remplit les stades de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso…, pour demander le respect de la Constitution, le gouvernement du Burkina Faso a annoncé hier, mardi 21 octobre, la tenue d’un référendum en vue de réviser l’article 37 de la Constitution. Ce dernier empêchait le chef de l’Etat Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de se représenter. Le projet de loi portant sur la révision de la Constitution, adopté hier par le Conseil extraordinaire des ministres, sera soumis à l’Assemblée nationale en vue de la convocation du référendum.

Aussitôt après cette annonce, des milliers de Burkinabès sont descendus dans la rue et une quinzaine d’organisations [1] ont dénoncé « un attentat à la Constitution ». « Nous allons résister, nous allons nous opposer à  cette velléité par des actions pacifiques », a déclaré un porte-parole du mouvement Balai Citoyen.

Les associations signataires de « Tournons la page ! » appellent :

  • « à un large rassemblement pour tourner la page des régimes autoritaires et construire les conditions d’une véritable démocratie en Afrique ». Associations, syndicats, personnalités ou simples citoyens… peuvent nous rejoindre en signant l’appel.
  • Les médias internationaux à braquer leurs projecteurs sur la situation au Burkina Faso.
  • Les dirigeants burkinabés, qui « ont rendez-vous avec l’Histoire », à sortir par la grande porte, en se conformant à la Constitution et à la Charte de l’Union africaine [2].
  • Les dirigeants européens à faire des « coups d’Etat constitutionnels » une nouvelle ligne rouge de la diplomatie internationale et à ouvrir les portes de leurs ambassades aux militants de la démocratie. Obama s’est exprimé clairement à ce sujet [3]. L’Europe brille par son silence. Or elle « trahirait ses intérêts et ses valeurs à cautionner par son silence la perpétuation de régimes archaïques au sud du Sahara. »

 

 

 

[1] Dont : Collectif Anti Référendum (CAR), Réseau d’Action pour la Démocratie (RAD),  Balai Citoyen,  M21,   Délégués Cité universitaire John Kennedy, de la JEP, FOCAL,  Coordination de la Société civile pour l’alternance (COSCA), Mouvement ÇA SUFFIT, AEP,  Association Prendre son Envol  et du   Centre pour la gouvernance démocratique, le Front de résistance citoyenne, PPKLS.

[2] « Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union : (5) Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique. », article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, signée le 30 janv. 2007 par les États membres de l’Union africaine.

[3] Cf. son discours au Sommet US-Afrique d’août 2014, ou cette tribune de la Secrétaire d’Etat adjointe chargée des Affaires africaines.

En Afrique comme ailleurs, pas de démocratie sans alternance !

« L’Afrique continent de l’avenir ». Le slogan est devenu la tarte à la crème des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux. Mais de l’avenir de qui parle-t-on ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais elle peut prospérer sans les Africains (plus de 2 milliards de personnes en 2050). Elle le fait d’autant plus facilement que leur parole est confisquée. L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance.

Le pouvoir de père en fils

Les constitutions sont théoriquement les garantes de cette alternance. Fixer une limite au nombre de mandats présidentiels constitue en effet une saine mesure, adoptée par la majorité des pays africains. La disposition est parfois même inamovible. Ces précautions n’ont toutefois pas empêché nombre de chefs d’État de se maintenir au pouvoir, des décennies durant, par une violation répétée des principes démocratiques et dans l’indifférence générale des médias et de l’opinion publique internationale. Dans certains pays africains, de véritables dynasties se sont emparées du pouvoir transmis de père en fils. Douze familles aujourd’hui au pouvoir en Afrique l’étaient déjà en 1990. 87% des Gabonais et 79% des Togolais n’ont connu qu’une seule famille à la tête de l’État !

Ces régimes ne jouissent pas moins d’un soutien plus ou moins tacite des dirigeants des autres États. Ils ont réussi à asseoir une légitimité internationale, après la Guerre froide, par une subtile manipulation de la menace terroriste. Au Nord, tout se passe comme si la démocratie était un luxe que les pays d’Afrique ne pouvaient se payer. Il résulte de ces situations des conséquences mortifères pour les sociétés africaines. En témoignent les troubles politiques et militaires qui secouent certains pays. Les citoyens qui se mobilisent pour l’alternance et le respect des règles constitutionnelles et démocratiques paient un lourd tribut à la répression.
Le souffle démocratique n’est cependant pas près de s’estomper. Les tentatives de succession dynastique ont été mises en échec au Sénégal par les urnes, en Tunisie et en Égypte par les révolutions arabes. Et le cri « Y en a marre ! » venu de Dakar en 2012 résonne bien au-delà du Sénégal. Les rues de Maputo, Bujumbura, Libreville, Kampala, Ouagadougou ou Alger expriment une même aspiration à l’alternance. Un même refus du pouvoir dynastique.

La menace de coups d’État constitutionnels

Dans les années 1990, le vent de constitutionnalisme avait conduit de nombreux pays africains à limiter les mandats et à s’ouvrir au multipartisme. La mobilisation citoyenne interne fut décisive pour contraindre au changement les régimes autoritaires de l’époque, avec le soutien de forces démocratiques extérieures. Aujourd’hui est venu le temps d’une nouvelle alliance entre citoyens d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, pour une nouvelle étape : faire vivre l’alternance.

Le refus de toute manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle en est la première pierre. Si, en soi, la révision d’une constitution n’est pas une pratique antidémocratique, sa transformation en instrument de perpétuation d’un pouvoir personnel est aux antipodes des attentes citoyennes et des valeurs affichées par la communauté internationale en termes de promotion de l’État de droit. L’invocation de la stabilité politique et l’artifice de la lutte contre la menace terroriste ne doivent pas faire illusion. Partout dans le monde, l’expérience a montré que le respect des règles démocratiques constitue le meilleur antidote contre l’instabilité politique, les conflits armés et le terrorisme. C’est la solidité des institutions qui garantit la stabilité et non la pérennité du pouvoir personnel.

Or la menace d’un coup d’État constitutionnel se profile en 2015 au Burkina Faso avec Blaise Compaoré, en 2016 au Congo avec Denis Sassou Nguesso et en RDC avec Joseph Kabila, ou encore en 2017 au Rwanda avec Paul Kagamé. Au Togo la succession dynastique a déjà eu lieu en 2005 au prix d’un tripatouillage constitutionnel faisant 800 morts. L’héritier, au mépris du dialogue politique autour des réformes institutionnelles et des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation, s’apprête à se porter candidat pour un troisième mandat.

Les dirigeants ont rendez-vous avec l’Histoire

Dans ces pays, les présidents et leur entourage posent des actes qui ne trompent personne sur leur volonté de se maintenir au pouvoir par une manipulation constitutionnelle. Par le passé, de nombreux chefs d’États africains se sont parjurés sur cette question : Gnassingbé Eyadema au Togo en 2002, Idriss Deby Itno au Tchad en 2005, Paul Biya au Cameroun en 2008, Ismaïl Omar Guelleh à Djibouti en 2010, ou Yoweri Museveni en Ouganda en 2010, Abdoulaye Wade au Sénégal en 2012. D’autres ont par contre fait le choix de l’alternance, à l’instar de Jerry Rawlings au Ghana, Mathieu Kérékou au Bénin, Pinto da Costa à Sâo Tomé e Principe, ou encore des présidents Aristides Pereira, Antonio Mascarenhas et Pedro Pires qui se sont succédé aux îles du Cap-Vert. Les dirigeants attirés par la tentation dynastique ont rendez-vous avec l’Histoire : en acceptant l’alternance, ils rendraient le pouvoir à son ultime dépositaire, le peuple, posant un dernier acte marqué du sceau de l’apaisement.

De son côté, l’absence de réaction de l’opinion internationale serait, pour les régimes africains concernés, un véritable blanc-seing pour imposer, y compris par la violence, une intolérable modification constitutionnelle pour se maintenir au pouvoir. Laisser l’un d’eux perpétrer ce parjure, c’est ouvrir la brèche qui les autorisera tous à s’y engouffrer. Mais l’effet domino peut jouer en sens inverse : après l’alternance sénégalaise en 2012, après le renoncement du président sortant au Mozambique début mars 2014, il est temps d’agir pour obtenir les conditions d’une alternance ailleurs aussi, à commencer par le Burkina, le Burundi et le Togo. Et dans bien d’autres pays, où la mobilisation se cristallise sur des enjeux autres que constitutionnels (l’usage de la biométrie, la liberté de manifestation, l’indépendance des commissions électorales…). L’Europe fut surprise par les révolutions arabes. Elle trahirait ses intérêts et ses valeurs à cautionner par son silence la perpétuation de régimes archaïques au sud du Sahara.

Donner un contenu à l’alternance

Pour que le mot alternance ait un sens, il s’agit aussi de lui donner un contenu. C’est bien sûr à chaque peuple qu’il revient de le définir suivant son histoire, sa culture et son imagination créatrice. Mais quelques mesures pourraient ancrer une véritable alternance porteuse de démocratie : transparence sur le budget de l’État, les contrats avec les multinationales et les recettes issues de l’exploitation des ressources naturelles ; respect des normes républicaines dans les nominations aux postes de commandement militaire et policier ; liberté d’opinion, de presse et de manifestation sans préalable autre que l’information de l’autorité administrative ; nomination des magistrats indépendamment du pouvoir politique…

Nous citoyens d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, intellectuels, artistes, militants, journalistes, responsables religieux, associations, syndicats, appelons à un large rassemblement pour tourner la page des régimes autoritaires et construire les conditions d’une véritable démocratie en Afrique. Partageant les mêmes valeurs démocratiques et non-violentes, nous sommes déterminés à faire vivre les conditions d’une mobilisation citoyenne pour l’alternance démocratique, dans tous les pays d’Afrique subsaharienne. Il en va du devenir du continent africain.

Soutenir l’appel

Premiers signataires – personnalités

Pour son lancement le 15 octobre 2014, l’appel « Tournons la page ! » a été signé par plus de cent associations et syndicats  et par une cinquantaine d’intellectuels et artistes, d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs. Il n’est pas trop tard pour les rejoindre !

1. Organisations de la société civile d’Afrique et d’Europe

2. Personnalités / intellectuels

Jean Baptiste Baderha, Journaliste, RDC

Bertrand Badie, Politologue, France

Richard Banégas, Politologue, France

Jean-François Bayart, Politologue, France

William Bourdon, Avocat, France

Sylvie Bukhari-de Pontual, Avocate et présidente de la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Fiacat), France

Monique Chemillier-Gendreau, Juriste et présidente d’honneur de l’Association européenne des juristes pour la démocratie et les droits de l’Homme dans le monde (AEJDH), France

Noam Chomsky, Linguiste et philosophe, Etats-Unis

John Christensen, Economiste, Royaume-Uni

Alex Cobham, Economiste, Royaume-Uni

Christophe Dabire, Philosophe, Burkina Faso

Miguel De Barros, Sociologue, Guinée-Bissau

Alain Deneault, essayiste, Canada

Thomas Deltombe, éditeur, France

Olivier De Schutter, Juriste, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Belgique

Djibril Diaw, Réalisateur et journaliste, Mauritanie

Mamadou Diouf-Mignane, Coordinateur du Forum social sénégalais, Sénégal

Jean-Pierre Dubois, Constitutionnaliste et président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme, France

Vincent Foucher, Politologue, France

François Gèze, Editeur, France

Michel Griffon, économiste et agronome, France

Dieudonné Hamadi, Réalisateur, RDC

Eva Joly, eurodéputée, ex-présidente de la Commission Développement au Parlement européen, France

Robert Kabakela, Journaliste, RDC

Bob Kabamba, politologue, RDC / Belgique

Kasereka Kavwahirehi, philosophe, Canada / RDC

Toussaint Kafarhire Murhula sj, poète, RDC

Samska Lejah, artiste, Burkina Faso

Gustave Massiah, Ingénieur et économiste, France

Achille Mbembe, Historien, Cameroun

Ernest-Marie Mbonda, Philosophe, Cameroun

Jean Merckaert, Rédacteur en chef de la Revue Projet, France

Staaf Meyaa, Artiste, Gabon

Olivier Mongin, Philosophe, ancien directeur de la Revue Esprit, France

Edgar Morin, Philosophe et sociologue, France

Valentin-Yves Mudimbe, philosophe, écrivain, poète, RDC

Gilbert Mussumba, Président du Comité africain du scoutisme, Burundi

Youssou Ndour, chanteur, Sénégal

Maria Nowak, Présidente de l’ADIE, France

Jean-Pierre Olivier de Sardan, Anthropologue, Niger/France

Boukari Ouoba, journaliste, Burkina Faso

Cécile Renouard, Philosophe, religieuse de l’Assomption, France

Pierre Rosanvallon, Historien et sociologue, France

Pierre Sane, ancien secrétaire d’Amnesty International, Sénégal

Abderrahmane Sissako, Cinéaste, Mauritanie

Smockey, Artiste, Burkina Faso

Youba Sokona, Ancien directeur du Centre africain de politique climatique, Mali

Cheikh Tijaan Sow, Ecrivain, auteur compositeur, Sénégal/France

Moussa Sow, Anthropologue, Mali

Louis-George Tin, président du CRAN, France

Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, France

Chico Whitaker, cofondateur du Forum social mondial, membre de Justice et Paix Brésil, Brésil

Catherine Wihtol de Wenden, Politologue et sociologue, France

Patrice Yengo, Politologue et anthropologue, Congo Brazzaville

Arnaud Zacharie, économiste, Belgique

 

 

 

Devenez signataire à votre tour !

Premiers signataires – associations & syndicats

Pour son lancement le 15 octobre 2014, l’appel « Tournons la page ! » a été signé par plus de cent associations et syndicats  et par une cinquantaine d’intellectuels et artistes, d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs. Il n’est pas trop tard pour les rejoindre !

2. Personnalités / intellectuels

1. Organisations de la société civile d’Afrique et d’Europe

AFRIQUE

 

Réseaux Afrique
Emmaüs Africa
  Central African Network for Transparency, Accountability and Participation (CANTAP)
  Alliance pour Refonder la gouvernance en Afrique
  Association panafricaine pour l’Alphabetisation et l’Education des Adultes (PAALAE)
 Bénin Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (CGTB)
 Burkina Faso Balai citoyen
  ASSOCIATION SPORTIVE ET CULTURELLE POUR L ‘ENFANCE (ASCE)
  Festival Ciné Droit Libre
  MOUVEMENT DES SANS VOIX BURKINA
  Groupe de Concertation et de Réflexion (GCR)
 Burundi Dynamique socio-économique au Burundi (DYNASCO)
  Forum pour le Renforcement de la Société Civile au Burundi (FORSC)
  Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes (LINELIT)
 Cameroun Actions Solidaires de Soutien aux Organisations et d’Appui aux Libertés   (ASSOAL)
  AfroLeadership
  Agages Management Consultants
  Alliance pour le Budget Participatif et la finance locale (ACBPFL)
  Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes
  Association des Jeunes Acteurs pour le Développemsent Social et Economique (Ajades)
  CAFAGB
  Centrale Syndicale du Secteur Public (CSP)
  Centre d’Actions pour la Vie et la Terre (CAVT)
  Centre de Ressources pour le Développement Local (CRDL)
  Centre Régional Africain pour le Développement Endogène et Communautaire (CRADEC )
  Dynamique citoyenne
  Gredevel
  Human Rights Initiatives (HRI)
  Plateforme des organisations de la société civile pour les droits économiques sociaux

et cultures du Cameroun (PFDESC)

  Plateforme des promoteurs de mutuelles et coopératives d’habitat (Mucoophacam)
  Réseau National des Habitants du Cameroun (RNHC)
  Women’s Advocacy and Communication Network (WANET)
  Jeunesse Rurale Active (JEURAC)
Congo Brazzaville Alliance pour la République et la Démocraie (ARD)
  CONSEIL POUR LIBERATION ET LE CHANGEMENT AU CONGO (CLC)
  Demain le Congo Brazzaville
  Developper Autrement le Congo (DAC)
  Fondation Jacques Opangault
  Front Uni des Républicains Congolais (FURC)
  Groupe d’Etude et de Recherche du Progrès en Afrique (GERPA)
  JAR
  Jeunesse en Action pour la République
  La Conscience Libre
  LARSI
  lemarigot.com
  Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel
  Mouvement pour la Culture Citoyenne (MCC)
  Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo – M.U.D.C
  Parti Libéral Congolais
  Rassemblement des Jeunes Patriotes
  Sauvons le Congo
  Service d’Action Civique Et de Résistance (SACER)
  PLC
  M22
  Publiez-ce-que-vous-payez
  Justice et Paix Pointe Noire
  Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH)
 Côte d’Ivoire Convention Société Civile Ivoirienne
  Association ivoirienne pour la sauvegarde de l’enfance en danger
  Syndicat des employés du District d’Abidjan. (SYNEDA)
 Djibouti Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité
Union pour le Salut National (USN)
Gabon Brainforest
  Ca suffit comme ça
  Les Indignés du Gabon
  Le Mbandja
  Syndicat des Cadres
  Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance au Gabon (ROLBG)
  Union du Peuple Gabonais
  FORUM DU PEUPLE EKANG
  Gabon Advance
  U.D.S.G(union pour une democratie sociale au gabon)
  collectif Gabon Démocratie
 Guinée ACORD Guinée
  Association des Victimes, Parents et Amis du 28 Septembre 2009 (AVIPA)
  Association Guinéenne pour la Transparence (AGT)
  Association pour Developpement Local (ADL)
  Centre d’Ecoute des Femmes et des Enfants, une organisation de lutte contre la violence

faite aux femmes et aux enfants

  Living Village
  Centre d’Ecoute des Femmes et des Enfants
  Union des Jeunes Volontaires de Coyah (UJVC)
  Action Internationale Contre les Conflits et les Maladies qui Menacent l’Afrique (AICCOMMA)
  Plateforme nationale ds Citoyens Unis pour le Développement (PCUD)
  Coalition Citoyenne pour les Alternatives Africaines Dette et Développement et la Défense

des Intérêts Fondamentaux de la Guinée (CADIF)

  Volontaires Guinéens pour l’environnement
 Mali Publiez ce que vous Payez Mali
  Front Nouveau Citoyen (FNC)
  CARES
 Mauritanie CGT Mauritanie (Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie)
 Mozambique AKILIZETHO – ADS
Instituto Xavier
 Niger Réseau National Dette et Développement (RNDD-Niger)
 Nigeria The Africa Network for Environment and Economic Justice (ANEEJ)
 RCA Association Oubangui Chari pour le Vivre Ensemble (AOCVE)
Plan d’Action du Réseau Agape pour la Paix la Liberté l’Unité l’Identité et l’Ethique (PARAPLUIE)
 RDC Actions des chrétiens pour la promotion de la Paix et du Dévelopmment (ACPD)
  Actions sans frontières (AFRO)
  Association Africaine de défense des Droits de l’Homme(ASADHO)
  Association pour des élections transparentes et apaisées (AETA)
  Association pour les Nations Unies de la Republique Democratique du Congo (ANU-RDC)
  Collectif des Parties Civiles du Kivu
  Fondation point des vue des jeunes africains pour le développement (FPJAD asbl)
  Héritiers de la Justice
  Justice Pour Tous
  Kataliko actions for africa-KAF
  Nouvelle Dynamique de la Société Civile en République Démocratique du Congo (NDSCI)
  Ouvriers du Monde (ODM)
  Synergie des Femmes pour les Victimes des violences Sexuelles (SFVS)
  Union des femmes pour la dignité humaine (UFDH)
  Lutte pour le changement/ LUCHA
  Amani na Tumaini Kwetu (ATK Sud-kivu RDC)
  Lutte pour le changement/ LUCHA
  Association pour la promotion et la defense de la dignite des victimes
 Senegal Y en a marre Sénégal
  Forum social sénégalais
  Mouvement du 23 juin (M23)
  Sukhali
  Imagine Africa International
 Tchad Association pour la Promotion des libertés fondamentales au TCHAD (APLFT)
  Association Sociale des Jeunes pour la défense des Droits Humains (ASJDH)
  Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR)
  Patriotes de la Diaspora Tchadienne
 Togo Action Sud
  Justice et Paix Togo
  Visions Solidaires
  Quotidien Liberté
  Observatoire des médias (OMDG-Togo)
  Concertation Nationale de la Société Civile du Togo
  OMDG
  CADTM-TOGO et Ligue des PAtriotes
  Synergie-Togo
 
 

EUROPE

 

 Allemagne

 

 

 

Collectif Gabon Démocratie

 Autriche Justice et Paix Autriche
 Belgique Centre tricontinental (CETRI)
  Club Walco
  CNCD-11.11.11
  Fonds André Ryckmans
  Justice et Paix Belgique francophone
  Le Monde selon les Femmes
  Entraide et Fraternité
  Solidarité Mondiale asbl
  Reseau International desFemmes pour la Démocratie et la Paix – Belgique
  Association Cultures & Progrès
  Jambo asbl
  Action Développement. Parrainages mondiaux
  RifDP Belgique
  Association Cultures & Progrès
 
 France Amicale Panafricaine
  Club des Africains de Bretagne
  Fédération des congolais de la diaspora (Congo-Brazzaville)
  Y en a marre Esprit Paris
  Lumière d’Amis
  Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH)
  CCFD-Terre Solidaire
  Mouvement Congolais Contre la Dictature – Lyon
  CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement)
  Confédération Générale des Travailleurs (CGT)
  Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN)
  Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH)
  Fondation France Libertés
  Justice et Paix France
  Mouvement de la paix
  Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France
  Secours catholique – Caritas France
  Survie
  Terre des Hommes France
  Sherpa
  Informations Sans Frontières
  Winning Africa
  Groupe Non-Violent Louis Lecoin
  NPA
  Congo Ya SIKA
  Association CardinalEmile Biayenda-France (ACEB – France)
  1000club
  Conseil de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie (CODICORD)
  Label Beauté Noire
  Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)
  GROUPE NON-VIOLENT LOUIS LECOIN
  Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité
  Justice et Paix France
  Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme
  MCCD Lyon
  Association CardinalEmile Biayenda-France (ACEB-France)
  Consultencia
 France/Congo Cercle de reflexion des militants MCDDI de France pour le renouveau du parti
Fédération UPADS France-Europe
 France/Rwanda Comité pour l’unité, la paix et la réconciliation au Rwanda – CUPR
 Italie Dynamique de la diaspora congolaise (de RDC)
Réseau Paix pour le Congo / Rete Pace per il Congo
 Luxembourg Justice et Paix Luxembourg
 Pays-Bas Reseau International desFemmes pour la Démocratie et la Paix-Hollande
Royaume-Uni Methodist Tax Justice Network UK
Suisse

 

Royaume-Uni

SwissAid

 

Tax Justice Network

 

AUTRES

 

International

Emmaüs International
  Liban Aestim Investment Advisory
 Nicaragua Red Nicaraguense de Comercio Comunitario (RENICC)

 

 

Devenez signataire