Revue de presse du 1er décembre 2014

L’actualité de la semaine dernière a été marquée par la tenue du XVème sommet de la Francophonie à Dakar et les déclarations de François Hollande au sujet des modifications constitutionnelles à des fins personnelles.

RETOUR SUR LE SOMMET DE LA FRANCOPHONIE

Ce XVe sommet de la Francophonie est un tournant, parce que le nouveau secrétaire général de la Francophonie est une femme et une nord-américaine, mais surtout parce que pour la première fois, c’est le critère démocratique qui a prévalu dans ce choix. Un choix qui n’a pas plu à Denis Sassou Nguesso. Retour sur cette journée où Michaëlle Jean a été élue secrétaire générale de l’OIF.

Avant le début du sommet, François Hollande a fait une première allocution, relayée par les médias du monde entier. Il invitait les dirigeants africains à ne pas modifier leur constitution à des fins personnelles. « Quand on fait voter des peuples pour des Constitutions à travers des référendums, on ne peut pas les modifier impunément. Quand un chef d’Etat reste plusieurs mandats de suite, et qu’à un moment il est fixé une limite d’âge ou il est fixé un nombre de mandats qui ne peut pas être dépassé, il ne peut pas en être décidé autrement. C’est ce qui s’est passé au Burkina ».

Il a répondu aux critiques (notamment de la diplomatie rwandaise) : « Les principes, par définition, s’adressent à tous et pas à un pays en particulier », « la France n’est pas dans une posture de donner des leçons au nom de je ne sais quelle prétention ».

 
TOGO

A la suite du Burkina Faso et en marge du sommet de la Francophonie, Paris entend augmenter la pression sur Faure Gnassingbé. Pour cela, non seulement Hollande a changé une phrase dans son discours, mais il a rencontré le président togolais pour lui demander d’écouter « la voix de son peuple ». Au-delà de la lettre à Compaoré, le président français avait multiplié, en sourdine, des gestes pour dissuader l’ex homme fort de Ouagadougou de modifier la constitution. Idem pour Faure désormais.

L’avis d’Afrika Express.

 

RWANDA

Le discours de François Hollande n’a pas été du goût de tous, en particulier de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. S’exprimant, sur France 24, elle a indiqué : « je trouve cela gênant qu’un président qui est avec ses pairs, ici, au sommet de la Francophonie, vienne pour ne pas discuter avec eux, mais pour dicter ce qui devait se passer dans leurs pays ; je trouve cela assez inélégant « . L’article complet ici.

Pour rappel, Paul Kagame fait partie de ces dirigeants qui sont susceptibles de modifier la Constitution de leur pays pour se maintenir au pouvoir.

La Constitution rwandaise prévoit clairement que : « Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ». Pour plus de détails sur la situation politique au Rwanda, cliquez là.

Quoique pouvant facilement modifier la Constitution à cet effet, il semble que l’ancien seigneur de guerre penche plutôt au scénario « à la Poutine » pour donner le change à l’opinion internationale.

L’opinion d’Echos d’Afrique (2011).

 

GHANA – SOMMET DE LA CEDEAO

Prévu pour parler Ebola, le sommet d’Accra aura lieu sans l’un des principaux concernés, la Guinée. Et dans toutes les têtes, le Burkina Faso, avec le fantôme de Compaoré qui plane sur tous. La démocratie s’est invitée et le président du Ghana veut un « plan qui favorise les départs volontaires du pouvoir ». S’ils sont apparus insensibles à l’idée qui a fait long feu, tous y pensent en se rasant le matin depuis fin octobre.

L’article d’Afrika Express.

 

NAMIBIE

Si dans certains pays africains, les chefs d’État, une fois arrivés en fin mandat, tentent de toucher à la Constitution pour s’accrocher au pouvoir, Hifikepunye Pohamba, le président namibien, a choisi de se retirer. Sans jouer aux prolongations comme Sam Nujoma, son prédécesseur.

La suite de l’article par ici.

 

BURKINA FASO

Le président du Conseil National de Transition (CNT) a été élu. Il s’agit du journaliste Sheriff Sy.

Le Général Diendéré, « ombre de Compaoré », a été démis de ses fonctions.

Le premier ministre de la transition, le Colonel Zida, a annoncé l’ouverture du dossier Thomas Sankara, avec une éventuelle demande d’extradition de Blaise Compaoré du Maroc.

 

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